Il était une fois…
Fumer était banal…
On fumait dans les bureaux, dans les hôpitaux, dans les avions, à la télé.
La cigarette était même recommandée par des médecins.
Et pour celui qui remettait sa consommation en question…
« Il ne sait pas fumer »… « Il exagère »… « Il manque de volonté »
Un problème de personne… jamais de substance.
Mais depuis on a compris… comment la nicotine agit sur le cerveau, piège… rend dépendant.
Et personne ne dit plus à un fumeur qu’il est faible, tout ça paraît absurde.
On parle d’addiction et de l’impact de la nicotine dans le corps et la tête. Point.
Le fait est que sur plein d’aspects, il se passe aujourd’hui avec l’alcool exactement ce qu’il s’est passé avec la cigarette…
Et la vague s’amplifie chaque jour un peu plus… les consciences se réveillent… le déni collectif se dissipe…
L’idée du petit verre « bon pour la santé » a fait son temps…
Les jeunes consomment de moins en moins.
Le lien entre consommation d’alcool et santé mentale ne fait plus aucun doute.
Personnalités, sportifs, artistes, anonymes… Beaucoup arrêtent de boire… et pas toujours parce qu’ils sont malades ou parce qu’ils ont « touché le fond »… mais aussi juste par choix.
Ils l’expriment de plus en plus ouvertement : « Non, je ne bois pas »… « Non, je ne bois plus »
Et surtout : « Je vais mieux depuis que j’ai arrêté. »
L’alcool a déjà un goût du passé.
Pour autant, pour les personnes dépendantes ainsi que pour leurs proches, il y a encore du chemin à faire… car les clichés ont la vie dure.
Trop souvent, face à la dépendance à l’alcool, on continue de juger, de culpabiliser, de pointer du doigt…
Plutôt que la substance… On vise encore la personne… On parle de “savoir boire” comme on parlait naguère de « savoir fumer ». D’un vice. D’une tare.
On discute son rapport aux plaisirs… aux émotions… son histoire personnelle, sa nature, ses « traumas », son caractère…
Alors que le cœur du problème est véritablement ailleurs…
Et sans doute est-il temps d’en prendre enfin conscience…















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