Alcoolisme, déclic… et hypnose ericksonienne

par 14 Déc 2021Agir pour arrêter de boire0 commentaires

Pendant dix ans de ma vie, je me suis noyé dans l’alcool.

Jusqu’à un certain vendredi de mai lorsque la parole d’un homme bienveillant à la voix chaleureuse a résonné sur mon chemin. Il fêtait son anniversaire. 27 ans sans alcool. Moi, je voyais une montagne infranchissable. Lui me disait : « 24h… juste 24h… ». Sa voix me berçait… Puis vers moi, qui tremblais encore, qui transpirais le liquide de tous les pores de la peau, qui n’avais dans les yeux tout comme dans la tête que brouillard et confusion, s’est retourné un autre homme, il a plongé ses yeux dans les miens et m’a dit « reviens, ça marche… ».

Alors 24h… puis 24h… je suis revenu et plus jamais je n’ai retouché ce verre.

Que s’est-il passé ? J’en avais pourtant à mon compte des tentatives d’arrêt. Médicaments, rendez-vous, médecins, thérapeutes… pendant des années j’avais suivi le parcours classique, qui m’avait apporté des solutions ponctuelles certes… Mais qui ne m’avait pas permis de changer fondamentalement ma façon de consommer.

Mais cette fois-là… il s’était passé quelque chose… à un autre niveau. Une partie plus discrète de moi avait reçu cette parole et perçu ce regard. Cette partie, je n’étais conscient ni de son existence, ni de sa mission… ni de son soutien. Discrètement mais très efficacement, alors que j’étais simplement, même peut-être bêtement assis sur cette chaise, le regard vide, l’envie de boire, le besoin d’alcool s’en est allé.

J’ai compris par la suite que j’avais vécu mon déclic. En un instant, la combinaison heureuse du moment, de la parole reçue, et du message ont déclenché en moi, sans même que je le recherche particulièrement, une modification instantanée, profonde et pérenne de ma relation à l’alcool. Mais pour vivre ça, j’étais prêt.

Un déclic qui change une vie… J’ai eu besoin de comprendre. Et en cherchant, en tâtonnant, en réfléchissant, en m’instruisant, j’ai compris les mécanismes de la dépendance. J’ai compris comment elle fonctionnait, comment elle piratait notre corps et soumettait l’alcoolodépendant en esclavage. C’était bien, mais pas assez. J’ai continué à repousser les limites de mon périmètre intellectuel ; je suis allé voir encore plus loin.

J’ai aussi commencé par réaliser que le déclic était dénominateur commun des personnes qui « tiennent », le gage de la réussite. Par la suite, je parvenais ensuite à l’identifier (ou non) dans le parcours des personnes récemment abstinentes que je rencontrais, dont l’histoire me fascinait et me fascine toujours.

Condition indispensable à mon sens pour ouvrir une nouvelle voie, ce déclic est la porte d’une nouvelle vie, et le point de départ de la mobilisation de ton corps et de ton énergie… vers l’objectif d’une vie meilleure et non plus vers l’évitement, la fuite d’une vie que l’on ne veut plus. La différence est fondamentale et oui, cela se repère assez vite… Et assez souvent, après quelques mots échangés, je me suis surpris à pouvoir prédire avec un taux de réussite plutôt élevé qui avait de grandes chances de tenir ou de replonger…

J’y ai vu un moteur pour ma curiosité. Je me suis donc demandé, j’ai eu besoin de savoir… je sentais qu’il se passait des choses que je ne savais à l’époque ni nommer ni vraiment comprendre… Mais je l’avais vécu. Et je savais qu’il s’était passé quelque chose de spécial… Depuis des années, je prenais des médicaments, depuis des années, j’allais de rendez-vous en rendez-vous, et ma vie n’avait pas fondamentalement changé… je buvais toujours autant… Et là, en un instant, alors que je ne m’y attendais pas vraiment, et que je dois avouer que je ne le cherchais pas vraiment non plus puisque pour être honnête cette réunion était une excuse de plus que j’avais trouvée pour rassurer mon entourage et faire passer mes frasques de la veille… tout s’était éclairé, tout s’était transformé, tout avait pris sens… J’étais au bout du chemin, au bout d’une préparation qui avait duré des années et puis il y a eu ces mots, ces regards, ce contexte… et ce déclic, ce changement de direction instantané.

Avec la découverte de l’hypnose ericksonienne en 2012, j’ai pu enfin mettre le doigt sur ce qui s’était passé en moi.

J’ai découvert cette science de la subjectivité… Cet art qui regroupe un ensemble de techniques et de protocoles propices à une connexion à soi et au monde. L’hypnose est un processus tout autant qu’un état, durant lequel la suggestion est reine, et la parole la clé. Les protocoles de Programmation Neuro Linguistique (PNL) que l’on peut déployer dans cet état font de l’hypnose un outil presque magique diraient certains. Grâce à l’hypnose, on peut accéder à cette partie de soi qui nous contrôle, à notre « programme interne », celui qui régit nos comportements visibles et invisibles… qui nous étonnent parfois nous-mêmes.

Grâce à l’hypnose-technique et l’hypnose-état, nous pouvons accéder à cette partie de nous, prendre conscience de nos automatismes, de nos valeurs, de nos croyances, de ces chemins si profondément ancrés en nous, qui nous guident mais peuvent aussi nous nuire à d’autres moments…

L’hypnose m’a donné un mode d’emploi pour comprendre mon fonctionnement… m’a permis de prendre du recul sur le cercle vicieux de la dépendance… de mieux comprendre son mécanisme.
L’hypnose m’a permis de comprendre pour partager, pour accompagner l’autre à chercher, à trouver, à changer… Comprendre pour innover, créer, se réinventer… Comprendre et maîtriser les techniques, pour vivre et faire vivre cet état, cette philosophie, cette attitude…
Comprendre pour le bonheur… le mien, le sien, le nôtre… pour y contribuer dans ce savoureux mélange où fierté et humilité se rejoignent. Pour un sourire, pour la joie de vivre retrouvés, pour toutes ces choses ô combien précieuses que l’alcool nous vole…

Et donc… Pour être l’une de ces voix qui marque celui qui en a besoin, pour être l’une de ces voix qui par quelques mots pourrait aider l’autre à retrouver sourire et joie de vivre, perdus à cause de l’alcool ou de tout autre obstacle de la vie… j’ai compris que ce qui m’avait sauvé, je me devais de le transmettre. Je voulais faire de mon expérience un levier de changement pour les autres.

Il fallait que je sois hypnothérapeute, que je me forme à l’hypnose ericksonienne.

L’hypnose est donc entrée dans ma vie il y a des années finalement par hasard, juste pour comprendre ce qui c’était passé dans cette salle… un certain vendredi de mai…

Et aujourd’hui je sais que pour une personne dépendante, l’hypnose peut être comme un pont magique qui relie l’avant et l’après…

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Olivier
Coach de sobriété

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Ex-dépendant à l’alcool, je suis abstinent depuis 15 ans.

Maître-praticien en hypnose ericksonienne et formé à la PNL, je connais les étapes de la dépendance et je sais comment les aborder pour aider .

« Je suis incroyablement reconnaissante de l’aide qu’Olivier m’a apportée dans mon chemin vers la sobriété.

Sa capacité à comprendre et à soutenir les individus dans leur lutte contre la dépendance est précieuse.

Grâce à son accompagnement, j’ai trouvé la force et le courage de reprendre le contrôle de ma vie de manière « sobre et pétillante » »

Stéphanie

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Je ne suis ni médecin, ni soignant. Je suis coach de sobriété.
Malade alcoolique, abstinent depuis 17 ans... mais également accompagnant, maître praticien en hypnose ericksonienne, je souhaite partager mon expérience de la dépendance à l'alcool (ou addiction) et aider toute personne qui pourrait se retrouver dans ce parcours de vie.

La dépendance à l'alcool, ou alcoolisme, est une maladie chronique qui ne se soigne pas. L'abstinence permet toutefois de mettre la dépendance à distance et de retrouver une vie libre et heureuse.
Ainsi, en tant que coach, j'aide les personnes à arrêter de boire et à maintenir une abstinence durable.
Formé à la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) et en hypnose ericksonienne, je peux utiliser ces outils d'accompagnement dans les différents coachings ou programmes.

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